05 novembre 2017

Le Trophée Jean-Louis Guillemard...

...se jouera sur quatre samedis, à des lieux différents. J'espère que quelques joueurs dracénois pourront y participer. Vous trouverez toutes les infos sur l'affiche suivante :

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> Télécharger l'affiche

> Le site du CVE


09 août 2017

Les tournois hyérois de la rentrée 2017 !

Voici le programme :

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> L'édition 2016 avec la victoire d'Isabelle Mamah !

PS du 3 octobre : les grilles américaines AB.

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17 mai 2017

Graines de champions !

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Après les maternelles, il y a les CP le mercredi suivant !

> Télecharger l'affiche

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15 avril 2017

Bonne chance les jeunes !

Une vingtaine de varois - représentant trois clubs de notre département : La Farlède, Hyères et Sanary - s'apprêtent à vivre l'aventure rêvée par tout jeune passionné d'échecs : les championnats de France ! Certains d'entre eux ont participé au Tournoi des Fous, dimanche dernier, comme Enzo Mazzella, chez les minimes, Alexandre Bacrot et Léo Raclot, chez les benjamins, ou encore le petit-poussin Aurélien Spinosi ; tous vont se retrouver à Belfort, du 16 au 23 avril, parmi les 1400 qualifiés de ce championnat de France, celui de tous les records ! 

Tournoi des Fous 2017 (8) Tournoi des Fous 2017 (72)

 Le minime hyérois Léo Raclot et le petit-poussin farlédois Aurélien Spinosi !  

Faites-vous plaisir les jeunes ! Battez-vous, marquez les esprits et ramenez-nous du lourd ! Bonne chance à tous !

> La liste complète des qualifiés varois sur le site de l'ACSEV

> La page dédiée de notre fédération

14 mars 2017

Le Festival de Pâques à Hyères...

...propose de nombreux tournois, dont voici le détail :

Hyères Pâques 2017

> Le site de l'ACSEV

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24 février 2017

Votre plus beau souvenir...

Je vous propose d'ouvrir une rubrique consacrée à vos plus beaux souvenirs échiquéens. Cette rubrique sera donc un espace de partage où vous pourrez nous confier les grands moments de votre vie de joueur. Des parties essentiellement, je l'imagine bien. Mais est-ce seulement ça ? Bien sûr que non. Parfois, une simple rencontre et quelques mots échangés avec une figure connue de notre jeu - sur une partie en cours, pourquoi pas ? -  peut transformer un tournoi, jusqu'alors en demi-teinte, en souvenir impérissable. Juste le fait d'avoir été en accord, d'avoir eu la même vibration un court moment qui, du coup, perd toute temporalité. C'est le pouvoir de cette passion que je voudrais voir illustré dans cette colonne.

La ville de Hyères a connu une époque de grands tournois - malheureusement révolue faute de salle - auxquels de nombreux joueurs titrés prenaient part. C'était l'occasion pour l'amateur que je suis d'être confronté à des joueurs professionnels, aguerris et déterminés. Sans me leurrer aucunement sur l'issue de la partie, j'avais alors juste l'espoir de ne pas perdre de façon ridicule et, au bénéfice d'une soudaine inspiration, de produire quelque chose d'esthétique, même dans la défaite. Je pouvais aussi avoir la chance de glaner, à l'analyse, quelques informations précieuses sur mon ouverture fétiche ou sur mes lacunes en finale. C'était, en toute modestie, le gain que j'espérais : capitaliser le savoir-faire "piqué", ici et là, à des joueurs acceptant d'aller au-delà du simple résultat binaire.

En avril 2006, à la quatrième ronde d'un open hyérois, je m'assieds donc face au MI bulgare Dimitar Marholev. Pour les férus d'Elo, j'étais à l'époque 1984 et mon vis-à-vis 2419. Mais ce n'est pas le plus significatif. Quelques mois auparavant, je m'étais amusé, sûr de mon fait, à lui débiter à tempo les 15 premiers coups théoriques d'une défense Breyer, pour me gauffrer lamentablement au 16ème et coucher mon Roi au milieu d'une poubelle, on va dire au 20ème. La déconfiture totale et l'exemple parfait de ce qu'il ne faut jamais faire ; réciter une variante d'ouverture... incomprise. Cela nous avait bien fait rire à l'époque, le temps d'une courte analyse, même si je m'en voulais, en mon for intérieur, d'être à l'origine d'une partie gâchée aussi stupidement et qui était surtout en contradiction totale avec ce en quoi j'aspirais.

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Dimitar Marholev, à Montpellier en 2014 (photo Chess & Strategy)

Je ne retrouvais ainsi face à mon exécuteur qui, le sourire aux lèvres, pousse son Pion "e" de deux cases, après la traditionnelle poignée de main. J'étais dans mes petits souliers, sous le coup de cette montée d'adrénaline que nous avons tous connue à l'entame d'une partie, et encore sensible au souvenir de ma précédente raclée. D'autant que ma réponse symétrique pouvait passer pour une invitation présomptueuse à reproduire l'ouverture qui consacra ma débacle, alors que je ne me sentais absolument pas de taille à relever le défi, loin de là !

Nous jouâmes bien une Espagnole, mais pas la variante Breyer...

Là, je proposais nulle, évidemment tout à fait incertain de la réponse, mais avec le sentiment que, quelque part, ma proposition était légitime. Et Dimitar accepta...

Je fis un bond, même plusieurs ; j'en ai perdu une tong, retrouvée sous une table à dix mètres de mon échiquier. Nikola Penkov, témoin de la scène à l'époque, pourrait vous le confirmer. Je n'ai jamais ressenti, aux échecs, une joie aussi profonde, aussi viscérale, que ce jour-là. A l'exception, peut-être, de celui où je vis mon premier problème publié dans la revue Europe-Echecs, en 1983. Bernard Ramazzotti, pilier des échecs varois et organisateur de l'open, s'empressa de rentrer la partie sous Chessbase, pour la soumettre au "jugement" d'un moteur d'analyse... qui valida le résultat. Concrètement, les Blancs n'ont pas mieux que le perpétuel, sauf au prix de risques inconsidérés. Du coup, ma partie s'auréolait de cette espèce de vertu que confére l'évaluation concordante de ces programmes à l'effarante puissance de calcul. 

Mais, avant tout chose, c'est la joie affichée par mon adversaire qui me combla. De retour devant l'échiquier, après mes sauts de cabri, j'avais du mal à en croire mes yeux ; il souriait ! C'était quand même une contre-performance pour lui ! Je n'en revenais pas. Pourtant, il me tendit la main et me félicita chaleureusement, à plusieurs reprises. Il n'était plus question de titre ou de différence de classement ; ces considérations n'avaient plus lieu d'être. Comme si la consistance de l'affrontement les avaient balayées, parce que devenues triviales, voire artificielles. Seule comptait la joie d'avoir disputé une belle partie d'échecs, et c'est tout. 

C'est bien là que s'illustre essentiellement notre passion, dans le partage de ces moments privilégiés avec des joueurs aux origines et parcours aussi divers que variés. Sans cela, notre microcosme s'effondrerait, privé de sa capacité à rassembler. C'est un véritable pouvoir, pas si fréquent que ça de nos jours...

Voilà, c'est mon plus beau souvenir aux échecs, toujours aussi vivace dix ans après. Pas grand-chose, à vrai dire, et pourtant...

A votre tour !