27 avril 2017

Les joueurs varois de plus de 50 ans...

...appartenant donc aux catégories Senior + ou vétéran, sont invités à participer aux championnats des Bouches-du-Rhône vétérans 2017 ! Voici toutes les infos :

affiche

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Entre autres choses sympathiques : une retransmission en live et le téléchargement des parties à partir du site du CDJE13C'est le top ! 

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03 avril 2017

L’œil du tigre !

Nous l'espérions depuis longtemps, cette saison qui s'achèverait en beauté pour une de nos équipes ; et c'est notre régionale qui nous offre le final tant attendu ! Après avoir mené pratiquement tout le long des six rondes précédentes, Draguignan II achève son parcours avec un score de 3 à 1 contre une sympathique - et très jeune ! - équipe cannoise. Au terme de cinq parties très animées, les dracénois partagent enfin le plaisir d'une victoire en équipe, synonyme de la montée en division supérieure.

Régionale R7

Classement final. Les deux premiers montent en nationale (source FFE).

Un grand bravo à Basile, Laurent, Thomas, Christophe et Bertrand ! 

Régionale 2017 R7 à Draguignan (27)

Les trois premiers échiquiers dracénois, en partant de la droite.

Mon Basile, ton regard féroce m'incite à te dédier ce célèbre tube des années 80, du groupe Survivor ; on peut pas mieux faire... ou pas !  

 

Voici les parties légèrement commentées...

 Staunton KRP

Bon, tu t'es pris une petite écharde, genre 10. ...Df6. Mais c'est pas grave. Je sais que tu auras toujours la gnaque !

Régionale 2017 R7 à Draguignan (1) 

 Régionale 2017 R7 à Draguignan (17)

> le pgn

Staunton KRP

Peut-être la partie la plus animée... 

Régionale 2017 R7 à Draguignan (16) 

 Régionale 2017 R7 à Draguignan (21)

> le pgn

 Staunton KRP

Thomas domine toute la deuxième moitié du jeu... pour se fendre, en crise de temps, d'un perpétuel gros comme une maison ! Une déception cuisante, atténuée par la victoire d'équipe : c'est l'essentiel ! Et bravo à son très jeune adversaire, auteur du petit coup espiègle 46. ...Td8!, joué à tempo comme 47. ...Dc6+!

Régionale 2017 R7 à Draguignan (32) 

 Régionale 2017 R7 à Draguignan (25)

> le pgn

Staunton KRP

Ah, il faut se méfier des coups qui n'ont l'air de rien !

Régionale 2017 R7 à Draguignan (14) 

 Régionale 2017 R7 à Draguignan (4)

> le pgn

 Staunton KRP

Bertrand est dans son élément : les chausse-trappes, culs-de-basse-fosse, leurres, mystifications et pièges en tout genre... Parfois, ça passe ! 

Régionale 2017 R7 à Draguignan (19) 

 Régionale 2017 R7 à Draguignan (23)

> le pgn

Maintenant, monterons-nous la saison prochaine ? C'est à voir, notre premier souci étant d'éviter les forfaits, une véritable plaie pour les compétitions en équipe. Mais, au moins, nous avons la possibilité de le faire ; une belle option dont nous débattrons ensemble, en fonction de nos effectifs !

Cerise sur le gâteau, notre départementale achève elle aussi sa saison sur un podium, grâce à sa victoire 4 à 0 contre Montauroux, à la neuvième ronde ! 

 Départementale R9Départementale à Montauroux

 Classement final de la départementale (source FFE).

Mention spéciale pour Georges, particulièrement heureux d'empocher son premier point en équipe !

  > L'album photos complet de nos interclubs 2016

03 mars 2017

Un petit Waterloo !

Un Roi pourrait-il rêver d’une escorte aussi compacte que celle-ci ?

Diag 3   Bloc 1

Diag 4   Bloc 2

Diag 5   Bloc 3

Diag 6   Bloc 4

> Télécharger le pgn.

> L'oeuvre de Bondarenko sur la Yet Another Chess Problem DataBase (Yacpdb), célèbre base de problèmes en ligne.

24 février 2017

Votre plus beau souvenir...

Je vous propose d'ouvrir une rubrique consacrée à vos plus beaux souvenirs échiquéens. Cette rubrique sera donc un espace de partage où vous pourrez nous confier les grands moments de votre vie de joueur. Des parties essentiellement, je l'imagine bien. Mais est-ce seulement ça ? Bien sûr que non. Parfois, une simple rencontre et quelques mots échangés avec une figure connue de notre jeu - sur une partie en cours, pourquoi pas ? -  peut transformer un tournoi, jusqu'alors en demi-teinte, en souvenir impérissable. Juste le fait d'avoir été en accord, d'avoir eu la même vibration un court moment qui, du coup, perd toute temporalité. C'est le pouvoir de cette passion que je voudrais voir illustré dans cette colonne.

La ville de Hyères a connu une époque de grands tournois - malheureusement révolue faute de salle - auxquels de nombreux joueurs titrés prenaient part. C'était l'occasion pour l'amateur que je suis d'être confronté à des joueurs professionnels, aguerris et déterminés. Sans me leurrer aucunement sur l'issue de la partie, j'avais alors juste l'espoir de ne pas perdre de façon ridicule et, au bénéfice d'une soudaine inspiration, de produire quelque chose d'esthétique, même dans la défaite. Je pouvais aussi avoir la chance de glaner, à l'analyse, quelques informations précieuses sur mon ouverture fétiche ou sur mes lacunes en finale. C'était, en toute modestie, le gain que j'espérais : capitaliser le savoir-faire "piqué", ici et là, à des joueurs acceptant d'aller au-delà du simple résultat binaire.

En avril 2006, à la quatrième ronde d'un open hyérois, je m'assieds donc face au MI bulgare Dimitar Marholev. Pour les férus d'Elo, j'étais à l'époque 1984 et mon vis-à-vis 2419. Mais ce n'est pas le plus significatif. Quelques mois auparavant, je m'étais amusé, sûr de mon fait, à lui débiter à tempo les 15 premiers coups théoriques d'une défense Breyer, pour me gauffrer lamentablement au 16ème et coucher mon Roi au milieu d'une poubelle, on va dire au 20ème. La déconfiture totale et l'exemple parfait de ce qu'il ne faut jamais faire ; réciter une variante d'ouverture... incomprise. Cela nous avait bien fait rire à l'époque, le temps d'une courte analyse, même si je m'en voulais, en mon for intérieur, d'être à l'origine d'une partie gâchée aussi stupidement et qui était surtout en contradiction totale avec ce en quoi j'aspirais.

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Dimitar Marholev, à Montpellier en 2014 (photo Chess & Strategy)

Je ne retrouvais ainsi face à mon exécuteur qui, le sourire aux lèvres, pousse son Pion "e" de deux cases, après la traditionnelle poignée de main. J'étais dans mes petits souliers, sous le coup de cette montée d'adrénaline que nous avons tous connue à l'entame d'une partie, et encore sensible au souvenir de ma précédente raclée. D'autant que ma réponse symétrique pouvait passer pour une invitation présomptueuse à reproduire l'ouverture qui consacra ma débacle, alors que je ne me sentais absolument pas de taille à relever le défi, loin de là !

Nous jouâmes bien une Espagnole, mais pas la variante Breyer...

Là, je proposais nulle, évidemment tout à fait incertain de la réponse, mais avec le sentiment que, quelque part, ma proposition était légitime. Et Dimitar accepta...

Je fis un bond, même plusieurs ; j'en ai perdu une tong, retrouvée sous une table à dix mètres de mon échiquier. Nikola Penkov, témoin de la scène à l'époque, pourrait vous le confirmer. Je n'ai jamais ressenti, aux échecs, une joie aussi profonde, aussi viscérale, que ce jour-là. A l'exception, peut-être, de celui où je vis mon premier problème publié dans la revue Europe-Echecs, en 1983. Bernard Ramazzotti, pilier des échecs varois et organisateur de l'open, s'empressa de rentrer la partie sous Chessbase, pour la soumettre au "jugement" d'un moteur d'analyse... qui valida le résultat. Concrètement, les Blancs n'ont pas mieux que le perpétuel, sauf au prix de risques inconsidérés. Du coup, ma partie s'auréolait de cette espèce de vertu que confére l'évaluation concordante de ces programmes à l'effarante puissance de calcul. 

Mais, avant tout chose, c'est la joie affichée par mon adversaire qui me combla. De retour devant l'échiquier, après mes sauts de cabri, j'avais du mal à en croire mes yeux ; il souriait ! C'était quand même une contre-performance pour lui ! Je n'en revenais pas. Pourtant, il me tendit la main et me félicita chaleureusement, à plusieurs reprises. Il n'était plus question de titre ou de différence de classement ; ces considérations n'avaient plus lieu d'être. Comme si la consistance de l'affrontement les avaient balayées, parce que devenues triviales, voire artificielles. Seule comptait la joie d'avoir disputé une belle partie d'échecs, et c'est tout. 

C'est bien là que s'illustre essentiellement notre passion, dans le partage de ces moments privilégiés avec des joueurs aux origines et parcours aussi divers que variés. Sans cela, notre microcosme s'effondrerait, privé de sa capacité à rassembler. C'est un véritable pouvoir, pas si fréquent que ça de nos jours...

Voilà, c'est mon plus beau souvenir aux échecs, toujours aussi vivace dix ans après. Pas grand-chose, à vrai dire, et pourtant...

A votre tour !